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Session printanière de pêche de la carpe en rivière !

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Session printanière en rivière !

Tout début avril 2025, je pars à la découverte d’un nouveau bief de la Saône. En effet, nous avons pour projet de tourner une vidéo, et j’ai des envies de nouveauté pour cette session printanière filmée. Après un repérage en bateau en hiver, j’avais une bonne idée de la topographie des fonds. J’arrive le jeudi soir pour une nuit rapide entre deux journées de travail. Suivie ensuite du weekend complet dont la première nuit avec un ami. J’amorce directement deux postes. Un pour chaque nuit en espérant que le premier, facilement accessible, puisse être disponible pour cette pêche en binôme. Et, pour le premier soir, je pose mes affaires sur un poste exigu mais qui me plaît bien. Une bonne façon de passer la nuit, et de commencer à percer les mystères de ce bief!

Une session printanière qui commence mal…

Néanmoins, cette première nuit sur un poste non préparé à l’avance commence mal. En effet, alors que je venais de rejoindre mon bebchair, j’entends un bateau de croisière remonter très vite et surtout très près de ma berge. L’appel d’eau généré par le passage de ce bateau tira subitement ma propre embarcation vers le large coupant en deux la racine grosse comme mon bras qui me permettait d’accrocher mon bateau. Le pic planté dans la berge en secours décollera également et terminera sa course dans la Saône. Pas le temps de réfléchir. Je me jette à l’eau tout habillé. Et je me dépêche de rattraper mon bateau qui commence à dériver vers le large.

Une fois changé et le bateau de nouveau arrivé, j’enregistre une première touche. Néanmoins elle se soldera par une décroche. Quelques heures plus tard, je tanque un poisson dans la cassure. Et, alors que je suis en bateau à l’aplomb, je remonterai le montage sans poisson au bout. Une nuit à oublier jusque-là. Ce n’est que quelques instants avant mon réveil que je sauverai les meubles avec une commune longiligne typique des lieux. De quoi me remotiver pour la suite de ma session dès le soir même après une journée de travail.

session printanière

La découverte du plateau 

À mon arrivée le vendredi soir, le poste que je devais pêcher avec mon pote était malheureusement déjà occupé. Pas le temps de tergiverser je propose à mon binôme du jour d’aller sur le second poste que j’avais préparé. Il est moins accueillant pour pêcher à deux. Mais on devrait pouvoir y mettre 5 ou 6 cannes quand même.

Lors de mon sondage la veille j’avais observé un grand plateau commençant à une cinquantaine de mètres du bord et occupant une bonne partie de la largeur de la rivière. Ça sent l’autoroute à carpe à planer, il ne reste qu’à le vérifier! Et en effet il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que je déclenche rapidement une touche sur ce plateau. Une commune modeste sera relâchée directement.

Au printemps, quand les se réchauffent et surtout pendant les périodes profitant d’un bon ensoleillement, il est fréquent de voir que les poissons remontent dans les couches d’eau. Peu importe si l’eau est brassée par le courant et de fait d’une température plutôt uniforme de partout sur la rivière, les poissons remontent se nourrir sur des zones un peu moins profondes. Et c’est notamment le cas de ce fameux plateau. Lorsqu’on pose les cannes en bateau on se rend bien compte que le fond est jonché de coquille et notamment de dreissènes puisqu’il n’est pas rare d’en remonter sur la tresse ou le corps de ligne. Le pronostic de zone d’alimentation régulière se confirme de plus en plus. Dans ces cas-là je n’hésite pas à amorcer copieusement et largement. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait ce soir-là, peu avant la nuit.

Un rendement incroyable pour cette session printanière en rivière !

Peu habitué des amorçages de zone au moment de la pêche, leur préférant un amorçage préalable la veille, je dois avouer que j’ai été agréablement surpris. Certes, les poissons se nourrissaient vraiment sur le plateau. Mais les résultats ont été au-delà de mes espérances! En effet, les touches se sont succédées du vendredi au dimanche, presque sans discontinuer. Alors bien sûr, après le premier amorçage de quelques kilos, il a fallu attendre un peu pour déclencher de nouvelles touches. Mais une fois que les poissons étaient rentrés, c’était festival ! A chaque touche, je prenais soin de remettre un bon kilo très espacé sur le poste. Et il n’y avait plus qu’à attendre la touche suivante ! Seul hic, le gros des touches avaient lieu sur mes cannes et non celles de Thomas. Mais, dans ces cas-là, on partage les départs et les combats. Ainsi chacun y trouve son plaisir!

session printanière

Nous avons même fini par limiter le nombre de cannes pêchantes. En effet, sans même parler de l’effet des bannières sur les poissons, le poste n’étant pas très grand, cela nous permettait de faciliter les déplacements en bateau pour aller déposer ou combattre.

Des miroirs et quelques beaux poissons pour un résultat parfait! 

Au milieu des communes calibrées, relâchées directement, deux poissons sont clairement sortis du lot. Tout d’abord une belle commune, qui frôle de peu la barre des 20kg. Ceux qui ont passé du temps sur la Saône savent que ces poissons ne sont pas si courants. Il est donc important de savoir en profiter! Preuve que sur les zones d’alimentation très marquées les poissons se mélangent, ce gros sujet a été capturé entre deux communes de 6/7 kg.

session printanière

En pleine journée, c’est une miroir avec quelques grosses écailles qui nous aura fait plaisir! Un super poisson en pleine forme qui m’aura surtout donné un combat d’exception !

session printanière

Après le départ de Thomas, j’ai continué ma session printanière pour 24h. Seulement à deux cannes cette fois ci. J’avais trouvé la pêche, inutile d’en rajouter et autant être performant et précis sur ces deux cannes! J’ai d’ailleurs assez rapidement commencé à être à court d’appâts. Remettre 1 ou 1,5kg à chaque touche nécessite d’avoir du stock. Et en fin de nuit j’ai commencé à voir le fond de mon sac de billes. J’ai donc décidé de réduire considérablement à chaque touche. Mais surtout de resserrer sur les montages. Les poissons étaient là, plus besoin de les faire chercher de partout, il fallait capitaliser sur les dernières heures! Et c’est ce que j’ai fait jusqu’à me retrouver complètement à sec d’appâts ! Le temps pour moi de rentrer, pleinement satisfait de cette magnifique session printanière en rivière !

session printanière

Si d’aventure, vous aussi avez envie de partir en session printanière en rivière, si vous souhaitez échanger avec nous ou avez besoin de conseils pour vos pêches, n’hésitez pas à venir en discuter avec les membres de l’équipe Prowess sur notre page Facebook ou en commentaires dans les vidéos de notre chaîne Youtube !

A bientôt,

Alban Meunier

 

 

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