Carpe au printemps en rivière !
Carpe au printemps en rivière
Pour beaucoup, le printemps représente la saison tant attendue pour ressortir les cannes. L’hiver est désormais terminé, les eaux se réchauffent, et l’activité des poissons reprend progressivement. Dans ce nouvel article, nous allons aborder la pêche de la carpe au printemps en rivière. En effet, il y a quelques spécificités qui me semblent importantes d’être traitées. Évidemment, chaque rivière est différente. Il ne faudra donc pas tirer de généralité de cet article. Toutefois, cela pourra vous permettre de recueillir certaines informations et de les mettre en pratique sur les rivières proches de chez vous.
Plus que jamais, surveillez la météo pour pêcher la carpe au printemps en rivière
Les jours s’allongent. La température moyenne augmente. On sent qu’on va vers de bonnes choses niveau pêche. Toutefois, la météo n’est pas à l’abri d’une nouvelle surprise. En effet, chaque année, on a le droit à une période de froid soudain plus ou moins soutenu. Cela a généralement pour conséquence rapide de stopper la majorité de l’activité alimentaire des poissons. En effet, la couche d’eau supérieure chauffant plus vite, il n’est pas rare d’y trouver les poissons. Mais c’est aussi celle qui va se refroidir le plus vite avec les conséquences que j’évoquais.
En rivière, il convient aussi de bien surveiller les précipitations. Il est clair qu’à partir du mois d’avril, pour la plupart des régions, la végétation va absorber énormément d’eau pour subvenir à ses besoins de croissance. Néanmoins, malgré ça, l’équilibre est encore précaire. Le sol est souvent encore gorgé d’eau après les pluies hivernales. Tout cumul de pluviométrie important peut avoir des conséquences rapides sur les débits des rivières. Outre l’aspect sécuritaire à ne pas négliger, la pêche peut évoluer rapidement. Et souvent négativement. Les bancs de poissons que vous auriez pu localiser se déplacent. Votre amorçage de plusieurs semaines est désormais inutile, … Et encore, tout ceci en espérant que votre poste reste à peu près pêchable en cas de crue.
Il est donc primordial de surveiller la météo attentivement pour pouvoir anticiper toute réaction de la rivière. Et aussi, par extension, des poissons !
Le développement de la végétation aquatique, un très bon indicateur
Parlons de choses plus réjouissantes ! Si la météo peut nous jouer des tours, l’allongement des journées, l’ensoleillement et l’augmentation de la température aquatique ont des effets très bénéfiques. En effet, cela engendre naturellement le développement de la végétation aquatique. Et, sans rentrer dans les aspects oxygénation de l’eau et photosynthèse puisque c’est encore trop tôt dans la saison pour avoir un impact, les herbiers concentrent de la nourriture naturelle pour les carpes. Invertébrés en tous genres, dreissènes, corbicules, écrevisses, on trouve un peu de tout dans ces zones de végétation. Et les carpes en raffolent !
Quand les eaux se réchauffent, les zones moins profondes, principalement à l’abri du courant, sont donc à prospecter en priorité. En effet, c’est là que se développe le plus la végétation aquatique. En fonction de l’avancement de ce développement, on trouvera d’abord les poissons en périphérie de ces zones. Souvent sur des secteurs avec des profondeurs un peu plus importantes où elles se regroupent. Et quand les conditions sont bonnes, ces zones semblent être désertées subitement. On trouve alors les poissons directement sur les plateaux. Si vous pêchez suffisamment souvent pour les suivre, vous pourrez vite vous en rendre compte. Sinon, n’hésitez pas à miser sur des profondeurs différentes pour pouvoir maximiser vos chances de trouver des carpes !
La fraie, tout bon ou tout mauvais ?
On entend souvent dire que la fraie est une période où les poissons ne se nourrissent pas. Si c’est une vérité pour certaines espèces comme le brochet, pour la carpe en revanche, c’est bien différent. En effet, et c’est d’autant plus vrai en rivière, les carpes ne fraient pas toutes en même temps. La période de reproduction peut être étalée sur 4 à 6 semaines. Et il n’est pas rare d’assister à des scènes de fraie beaucoup plus tard en saison. Impliquant notamment plutôt des petits poissons.
Bien souvent, ces petits poissons commencent également à frayer en premier. Les gros sujets ont tendance à arriver plus tard sur les frayères. Et c’est là où il y a une carte à jouer. Il est évidemment nécessaire de trouver les zones de regroupement des poissons en pré fraie. Une fois ce travail fait, quand vous observez les petites carpes en train de frayer, c’est LE créneau pour toucher les spécimens. On évitera tant que possible de pêcher directement sur les frayères. Les résultats sont d’ailleurs souvent peu glorieux. Mais en pêchant sur les zones de regroupement, il n’est pas rare de faire de vrais cartons de sujets d’un bon gabarit.
Alors oui, la fraie peut être une période très mauvaise si vous n’êtes pas au bon endroit. Mais si vous avez trouvé les poissons, les résultats pourraient bien vous surprendre !
Le plaisir de pêcher la carpe au printemps en rivière
Si le printemps est un éternel renouveau sur tous les milieux aquatiques, il a je trouve encore plus de charme en rivière. En effet, c’est souvent là qu’on a l’occasion de toucher les poissons à leur poids maximum juste avant la fraie. Et, qui plus est, elles semblent moins farouches que le reste de l’année. Probable que les regroupements de poissons jouent sur la concurrence alimentaire. Et limitent de fait la méfiance des poissons, permettant ainsi de toucher toutes les strates du cheptel. Une chose est sûre, de mars à mi mai, c’est là que je fais mes plus belles pêches en termes de poids moyens, et de spécimens. Pour vous donner un ordre d’idée, sur la rivière que je pratique, le poids d’une commune typique peut varier de 20kg juste avant la fraie. Et redescendre ensuite autour de 17kg après la fraie et jusqu’à la fin de l’été.
Si on ne pêche pas que pour les gros poissons, dire qu’il n’est pas plaisant de faire de grosses carpes serait mentir. C’est pourquoi je prends énormément plaisir à pêcher la carpe au printemps en rivière.
J’espère que cet article vous donnera envie de vous lancer. Et qu’il vous permettra d’éviter certains écueils. Si vous souhaitez échanger avec nous ou avez besoin de conseils pour pêcher la carpe au printemps en rivière, n’hésitez pas à venir en discuter avec les membres de l’équipe Prowess sur notre page Facebook ou en commentaires dans les vidéos de notre chaîne Youtube !
A bientôt,
Alban Meunier









