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Campagnes d’amorçage en automne !

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Campagnes d’amorçage en automne !

S’il y a bien une période où préparer ses sessions avec des gros amorçages est utile, c’est indéniablement l’automne. En effet, les carpes se nourrissent davantage en vue de la période hivernale où leur activité se ralentit. Il y a donc de grosses pêches à faire en cette saison. A condition de bien s’y prendre. Mais alors, comment s’y prendre pour mettre en place ces campagnes d’amorçage en automne? C’est ce que nous allons voir dans cet article. Pour cela, différents paramètres entrent en compte et peuvent avoir un impact sur vos résultats !

Campagnes d’amorçage, quelques précisions!

Il me semble primordial de commencer cet article par ce que j’appelle des campagnes d’amorçage. Je ne parle là ni des pré-amorcages la veille de la pêche, ni de 2 ou 3 amorçages préalables. J’entends par le terme campagne d’amorçage le fait de faire un ALT. Traduit littéralement par amorçage à long terme, cet acronyme a été très utilisé, et abusé, par de nombreux pêcheurs. Les réseaux sociaux recèlent de personnes qui “font des ALT de 3 semaines”. A chacun sa définition du long terme. Pour ma part, je préfère parler en mois (au pluriel). L’objectif d’une campagne d’amorçage est donc d’amorcer pendant plusieurs mois afin de conditionner les poissons pour maximiser ses résultats et tenter de toucher la majorité des poissons du cheptel. Et même les plus difficiles !

Choisir le lieu où mettre en place vos campagnes d’amorçage en automne

La question peut paraître bête. Mais pourtant, elle est loin d’être anodine. En effet, tous les lieux ne se valent pas pour mettre en place des gros amorçages. Il faut donc cibler un lieu où vous pourrez sensiblement aller au bout de votre projet. Si le plan d’eau est constamment péché, il vous sera difficile d’aller amorcer tranquillement. Dans le même esprit, si vous envisagez ceci sur une rivière, pensez qu’à tout moment les crues peuvent venir contrecarrer vos plans. Pensez également à l’aspect budgétaire. Les appâts ont évidemment un coût, mais les trajets avec votre voiture pour vous rendre sur le lieu choisi aussi.

Amorçage en automne

En résumé, pensez à peser tous les facteurs dans l’équation avant de déterminer la destination idéale. Car une fois lancé, il est dommage de s’arrêter au bout de quelques semaines après avoir pris conscience de certains désagréments… Je l’ai d’ailleurs appris à mes dépends lors de mon premier amorçage long…

Quels appâts?

La question mérite d’être posée ! Les graines pourraient permettre de limiter le coût de vos amorçages. Toutefois, elles sont limitées en termes d’apports caloriques pour les poissons. L’utilisation de bouillettes est donc à privilégier à mon sens. A condition d’utiliser des appâts suffisamment riches, pour qu’ils intéressent les poissons, mais surtout ne s’en détournent pas au fil des semaines. Mais pas trop non plus, au risque de les saturer en fonction des conditions rencontrées (température de l’eau, cheptel, …).

Amorçage en automne

Autre argument qui plaide en faveur des billes, et non des moindres, c’est la facilité de les utiliser en amorçage. Pas besoin d’utiliser un spomb voire une embarcation. Un bon lance bouillettes suffit et, quand on est rodé, amorcer quelques kilos va assez vite!

Pour avoir essayé à de nombreuses reprises ce genre d’amorçages, j’ai une préférence pour des appâts typés milieu de gamme, qui possèdent une digestibilité suffisante pour que les poissons y reviennent régulièrement, tout en couvrant une partie des besoins nutritifs des poissons.

Gardez également un œil sur le prix. Car plusieurs amorçages par semaine, pendant plusieurs semaines, cela chiffre vite en termes de quantités d’appâts déversées. Et donc, par extension, d’argent consommé pour votre campagne d’amorçage en automne!

Amorçage en automne

A quelle fréquence entretenir votre amorçage en automne ?

Une chose est sûre, il n’y a aucune vérité absolue! Je serais tenté de dire que la fréquence dépend avant tout de vos moyens techniques (pour faire les allers retours de façon régulière) et financiers.

Toutefois, il me semble pertinent de garder une fréquence suffisante. Un amorçage tous les 15 jours par exemple ne me semble pas du tout suffisant. A l’extrême inverse, vous pouvez évidemment amorcer tous les jours, si vous passez devant l’eau en question en allant travailler par exemple, mais c’est loin d’être une obligation pour que l’amorçage fasse effet. J’opte généralement pour un amorçage tous les 2 ou 3 jours. Sans que cela devienne trop une contrainte d’ailleurs. Si, ponctuellement, je ne peux y aller pendant 3 jours, j’irai le quatrième.

En termes de quantités, il est important de les adapter avec votre fréquence d’amorçage. Si vous ne pouvez vous rendre sur les lieux qu’une fois par semaine, alors il faudra charger davantage. A l’inverse, si vous y allez tous les jours, vous pouvez avoir la main plus légère. D’une manière générale, je compte entre 1 et 2kg par jour. Ceci varie en fonction des poissons blancs ou des nuisibles tels que les écrevisses. Cela veut dire que si j’amorce tous les 2 jours, je disperse entre 2 et 4kg. Ou, tous les 3 jours, je mets entre 3 et 6kg.

Amorçage en automne

Après plusieurs mois d’amorçage, il est largement possible de continuer sur votre lancée en hiver. Le mois de décembre et janvier sont finalement bien plus prolifiques qu’on ne pourrait le croire. A vous donc de prolonger vos efforts pour aller capturer les derniers poissons qui manquent à votre album photo! Si vous avez d’autres questions pour vous aider à mettre en place des campagnes d’amorçage en automne, n’hésitez pas à venir en discuter avec nous sur notre page Facebook ou en commentaires dans les vidéos de notre chaîne Youtube !

A bientôt,

Alban Meunier

 

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